Paul Smith, Gentleman Designer

Paul Smith a révolutionné la mode britannique et le vestiaire masculin à la manière de Ralph Lauren aux Etats-Unis.

A l’occasion de la sortie du documentaire Paul Smith, Gentleman Designer, j’ai pu connaître de plus près l’histoire  de ce créateur « so british », un poil décalé et non dénué d’humour.

A 17 ans, Paul rêve de devenir cycliste professionnel mais un grave accident va changer son destin. Contraint à une hospitalisation de plusieurs mois, il rencontre à son terme un groupe d’étudiants en histoire de l’art qui lui parle avant-garde, art contemporain, rockers. Paul n’y connaît strictement rien à l’époque mais c’est une révélation.

Encouragée par Pauline Denyer, sa future femme, à l’époque jeune styliste diplomée du Royal College of Arts, il ouvre en 1970  sa première boutique dans une ancienne librairie et se lance dans la mode. Il apprend ainsi l’art du tailoring via des cours du soir et bientôt, il crée ses modèles. Comme il le dit si bien, il a appris sur le tas « learn by doing it ». Ayant peu de moyens pour se procurer des tissus colorés, il ornemente ses chemises blanches de détails qui font la différence : des boutons originaux, une surpiqûre rouge ou des imprimés (carreaux, rayures, fleurs), devenus aujourd’hui sa véritable marque de fabrique.

Peu à peu, Paul Smith n’est plus qu’un simple commerçant et se revendique couturier. L’inauguration en 1979 de sa boutique de Convent Garden, concept store où vêtements et objets divers se côtoient, va véritablement ancrer Paul Smith dans la mode londonienne. Ses créations sont à son image : à la croisée du tailoring traditionnel britannique et d’une modernité intensément colorée et légèrement excentrique.

Aujourd’hui, il ne se passe pas une journée sans que le créateur ne chine des vêtements sur un marché, ne prenne des photos qui l’inspirent, ne note une citation, une bribe de texte sur un coin de page ou n’accumule toutes sortes d’objets dans son atelier. Cet univers, le documentaire de Stéphane Carrel nous le dévoile avec brio et nous permet d’approcher Paul Smith dans sa plus belle intimité.

Documentaire (52 mn), diffusion le 22 novembre 2011 sur Arte à 22h30.

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À propos de Pauline Weber

Tribulations intimes au coeur de mes passions : l'art, la mode, la beauté, la littérature, la gastronomie et les voyages. Au gré de mon inspiration et des influences de la sphère créative, je vous livre ici mon agenda esthétique et culturel. « La peinture c’est comme une fenêtre à travers laquelle on pourrait s’envoler vers un autre monde » Chagall

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