Les cinquante nuances de gris de Charles Laib Bitton

Après avoir fait ses armes comme architecte d’espace pour les boutiques de luxe de Diane Von Furstenberg et le bureau de William Sofield à New York, Charles Laib Bitton s’est adonné au dessin. Intimidé par les médiums traditionnels, il a commencé à travailler avec un simple stylo à bille pour y décliner sur une feuille blanche son univers artistique, à la fois énigmatique et onirique.

Autodidacte dans l’âme, son sens aigu des proportions lui a permis de coucher sur le papier des formes dépouillées de tout artifice et dont les lignes si caractéristiques relèvent d’une précision quasi-scientifique.

Pour cette nouvelle série baptisée ‘L’Imagisme Romantique » en référence au mouvement poétique anglo-américain « Imagism », Charles Laib Bitton a développé un nouveau procédé technique: le fuseau sur bois.

« Mon travail n’est jamais à propos du médium. Le plus important ce sont les pièces elles-mêmes. L’image prime avant tout, elle vit en tant que telle. L’artiste et la technique restent anecdotiques. »

Charles Laib Bitton, jeune artiste belge de 29 ans, s’expose pour la première fois en France. Représentée par la Galerie Virginie Louvet, il présente jusqu’au 04 avril 2015 ses dernières compositions au fusain sur bois.

2015-03-20-1426882646-626828-_MG_0228.jpgVue de l’exposition. Galerie Virginie Louvet. Photo Emilie Mathé Nicolas

C’est au bord de la plage d’Amager au large de Copenhague que l’artiste a eu une véritable révélation. La proximité avec la nature et la mer lui ont fourni une sensation teintée de nostalgie. Frappé par la simplicité environnante, il a en effet ressenti une très grande similarité entre l’artisanat scandinave et la manière d’appréhender son œuvre. Ce terreau fertile a agit sur lui comme un puissant stimulant.

2015-03-24-1427235830-5306008-Capturedcran2015032422.29.53.pngCharles Laib Bitton, Romantic Imagist Compositions, 2014

Par son traitement anguleux de la composition et sa façon si intime d’appréhender la lumière, représentative de l’atmosphère locale à l’approche de l’hiver, Vilhelm Hammershoi a également beaucoup influencé et marqué Charles Laib Bitton.

Epurer au maximum la forme, la décliner en une infinité de tonalités sont des principes chers à l’artiste belge qui souhaite avant tout rester à l’écart du sensationnel et d’une version pauvre et filtrée de l’image. Géométrique, l’oeuvre se suffit à elle-même : elle communique directement avec son public, sans filtre ni intermédiaire. En jouant sur les nuances de gris, Charles Laib Bitton a ainsi déshabillé la couleur et retranscrit dans ses oeuvres l’impact de la lumière dont la violente intensité et la pureté contrôlée sont dôtées d’une grande poésie.

Du 27 au 29 mars prochain, Charles Laib Bitton sera à l’honneur de la Confidentielle du YIA Art Fair où il présentera un travail ambitieux dans le cadre de l’exposition « Obscur-Clarté » commissionnée par David Rosenberg. La Galerie Virginie Louvet sera également présente.

Vernissage le jeudi 26 mars de 10h à 20h au Bastille Design Center.
Plus d’informations, ici.

 

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À propos de Pauline Weber

Tribulations intimes au coeur de mes passions : l'art, la mode, la beauté, la littérature, la gastronomie et les voyages. Au gré de mon inspiration et des influences de la sphère créative, je vous livre ici mon agenda esthétique et culturel. « La peinture c’est comme une fenêtre à travers laquelle on pourrait s’envoler vers un autre monde » Chagall

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