Pourquoi Jeff Koons est à l’image d’un certain monde de l’art devenu exaspérant…

Je suis en colère, oui remontée contre le système.

Le monde de l’art – entendre celui qui est sur le devant de la scène- se mue toujours davantage dans la facilité, l’opulence, l’inutile… bref, vers le néant. Le label « art contemporain » s’auto-condamne à devenir un pur produit de luxe avec à la clé son lot d’arrivistes et d’ignorants. Au lieu de s’en alarmer, une frange grandissante de la création contemporaine applaudit béatement. Vous allez me dire, ce n’est pas nouveau. J’acquiesce, mais la tendance n’est pas prête de s’inverser et ne fait au contraire que s’intensifier.

Alors que dans le monde réel, les centres d’art contemporain de Brétigny-sur-Orge et Montpellier sont menacés de fermeture, Jeff Koons lui vernit en grande pompe au Centre Pompidou. Jusqu’ici rien de si anormal : il y a le « high » et le « low » devrait-on dire ironiquement. Et puis c’est un artiste mondialement reconnu, un businessman du marché de l’art, postures qu’il assume haut la main en bon citoyen américain…

Cependant, je vous arrête tout de suite, ce qui m’exaspère chez Koons, ce n’est pas sa réussite ou sa popularité -je n’en voudrais jamais à personne de briller par son talent- mais c’est cette volonté qu’il a de vider l’art de son discours et ce, sans une once de culpabilité. L’ex-courtier de Wall Street s’oppose en effet à la « criticalité ». Cessons donc Français que nous sommes d’être dialecticiens, car la seule chose qui obsède l’artiste superstar, c’est que ses pièces scintillent, qu’elles soient gorgées de lumière. « More shiny ! » a t-il indiqué comme unique commentaire à Bernard Blistène, directeur du MNAM, en découvrant le montage final de l’exposition dans la Galerie 1 du Centre Pompidou. Quel heureux hasard quand on repense aux origines latines du mot luxe, lux qui désigne une unité mesurant l’intensité lumineuse. Tel un précieux diamant, le comble du luxe et donc de l’art de Koons, c’est bien de briller de mille feux.

Fondation Louis Vuitton - Photo Iwan Baan 2014
Fondation Louis Vuitton – Photo Iwan Baan, 2014

Cette constatation a ainsi ravivé mon mécontentement survenu suite à l’ouverture de la fondation Louis Vuitton. Avec son système inaugural très élitiste savamment mené durant la semaine de la FIAC, l’institution culturelle du géant malletier a su reproduire dans les moindres détails tous les codes du luxe. Effectivement, Frank Gehry a fait de son projet architectural un véritable joyau mais le bâtiment est une coquille vide. Tout est millimétré au moindre centigramme comme lors des quinze minutes précédant un défilé de mode. Pas de place à l’imprévu : l’organisation est impeccable de la file d’attente au garçon de café qui vous place. Les salles sont spacieuses, les artistes immensément connus mais le résultat est désincarné et surtout l’émotion manque cruellement.

L’émotion c’est bien ce qui m’a toujours fait vibrer dans l’art comme dans tout autre processus créatif. Et je ne nie ici aucunement l’aspect mercantile, ce n’est pas la question. Mais, comment parler d’émotion devant « Jeff Koons : la Rétrospective » ? Rien que l’emploi du « la », comme s’il était la référence ultime tant attendue, sonne faux dans ma tête. Adulé comme un demi-dieu et souffrant d’une mégalomanie consternante, Jeff Koons n’aurait en effet pas pu se contenter d’un vulgaire article indéfini.

Suivant un parcours chronologique classique et peu novateur, l’exposition débute avec les premières œuvres de Koons qui n’avaient en son temps que suscité les moqueries de ses confrères. Et cette série, l’artiste l’a modestement baptisée « The New » car je cite « Moi, Jeff Koons, I am the New et je m’impose comme le nouveau. » L’artiste américain a en effet un fort besoin d’affirmation voir d’appropriation. Quand il parle du buste de Louis XIV qu’il a imaginé, il ne dit pas Louis XIV pour le désigner mais « mon Louis XIV ». C’est peut-être en cela que Bernard Blistène, également commissaire de l’exposition, lui voit une intelligence profonde, en précisant qu’ « il détient une connaissance rare de l’histoire de l’art et de son fonctionnement… » Allez savoir. En tout cas, cette rhétorique légèrement trébuchante me laisse pour ma part bien septique.

Jeff Koons - New Shelton Wet-Dry Tripled 1981
Jeff Koons – New Shelton Wet-Dry Tripled, 1981

En bon communiquant, Jeff Koons cite Bourdieu #laDistinction, se refuse à tout jugement de goût et entend par son œuvre résoudre la contradiction entre culture élitiste et culture populaire. N’oublions pas que l’art moderne s’est constitué sur des disparités violentes… Alors, heureusement que Monsieur Koons, en dernier des pop, est là pour se confronter à la banalité. De plus, inutile de « mettre en question le bien fondé de ce que l’on fait puisque tout ce que l’on fait est une affirmation. » L’art réside dans l’acceptation de la vie, self acceptance. Je vous laisse méditer sur le sujet… fin de l’épreuve à midi tapant !

Par son discours, Jeff Koons, vous l’aurez compris, évite de dire ce qu’il y a en creux dans ses œuvres… à moins qu’elles le soient tout simplement.

Atteint d’un syndrome clinique, celui de Peter Pan, « qui n’est pas d’une gravité extrêmement importante » pour reprendre les mots de Bernard Blistène, Jeff Koons enchante ses œuvres de son âme d’enfant nostalgique. Sur ce point, je ne lui en veux pas et je dois dire que c’est aussi sa marque de fabrique avec son obsession pour la perfection. En grande aficionado de l’art pompier –Bouguereau si tu m’entends-, je suis moi-même très attachée à la technique et à l’idée que les œuvres doivent être bien finies mais ici, tout est parfois si lisse que ça en devient presque ennuyeux.

« Aucune œuvre ne témoigne de la misère du monde. Rien sur son état. Toujours plus de joie, de lumière, d’enfance. C’est la monde des apparences, c’est assumé et ça fait partie de sa démarche artistique » assure Bernard Blistène avec affront et moi de me retenir d’ajouter, collée à 2 cm de son visage, « mais, de quelle démarche artistique parle-t-on au juste ? » J’ai vraiment l’impression d’être dans le monde superflat de Murakami et je suis lassée.

Jeff Koons - Made In Heaven 1989
Jeff Koons – Made In Heaven, 1989

Jeff Koons aurait pu par ailleurs m’amuser au début des années 90 avec la mise en scène de ses ébats amoureux avec la Cicciolina, actrice de films « pour adultes » mais là encore, le discours et la démarche me dérangent. « Nous sommes tous des voyeurs. Nous sommes tous face à la réalité. Nous devons cesser de regarder les choses de manière cachée. Notre société est pornographique. C’est la manière dont les choses viennent à nous. Et puis au delà de la pornographie, voyez plutôt le rapport amoureux, le fantasme de la femme aimée. »

Je conçois complètement que l’érotisme -et par extension la pornographie- soient des sujets essentiels de l’histoire de l’art, je suis moi-même très sensible à la question mais pardonnez-moi, exposer un close-up du sexe de Koons en érection pénétrant celui de la sulfureuse Cicciolina n’apporte rien à l’art d’aujourd’hui. Vraiment, j’ai du mal à comprendre comment une institution comme le Centre Pompidou avec son audience et sa réputation peut laisser passer ce type de production artistique narcissique. A cela, Bernard Blistène répond : « J’espère que vous en avez vu d’autres dans votre vie. Soyons honnêtes, Koons ne fait que montrer ce que nous refusons de voir : c’est l’incarnation de la vie. Il s’adonne en quelque sorte à un jeu de rôle. Et vos enfants peuvent aujourd’hui trouver ce genre de choses en un clic sur Internet. »

Encore, une fois, je ne perçois pas l’intérêt tant intellectuel qu’esthétique. Après, je ne dis pas que tout chez Koons est mauvais, je trouve simplement l’absence de discours beaucoup trop facile et légèrement de mauvaise foi. Bien entendu, son art est à l’image de notre société contemporaine qui de l’ère de la consommation est passée à la communication, au culte des images, mais ensuite ?

Jeff Koons  - Gazing Ball Adriadne 2013
Jeff Koons – Gazing Ball Adriadne, 2013

Bien que maître de son langage, je pense enfin que Koons gagnerait à être plus humble et arrêter de se convaincre -à titre d’exemple- que les moulages originaux du musée du Louvre ne sont pas assez parfaits pour réaliser ses Gazing Balls.

Ne soyons pas des moutons condamnés au mutisme et aux règles dictées par le marché de l’art et ses grands collectionneurs. La création contemporaine jouit d’un champ des possibles extrêmement large et d’une grande ouverture d’esprit alors n’oublions pas notre esprit critique, souvent biaisé par les mondanités.

« Koons, un personnage, une fiction, une construction » certes mais gardons les pieds sur terre : les grands orateurs ne sont pas toujours les grands bienfaiteurs.

Agenda Culturel printemps 2014

« Robert Mapplethorpe » , Grand Palais, jusqu’au 13 juillet 2014

C’est la première grande rétrospective en France, consacrée à cet « enfant terrible » de la photographie. Rassemblant plus de 250 clichés, l’exposition jette un regard plutôt timoré sur l’oeuvre subversive de Mapplethorpe de 1970 à sa mort précoce en 1989.

Mapplethorpe

Sexualité et pornographie sont en effet au coeur de sa démarche esthétique et de sa quête effrénée de perfection dans un New-York en pleine libération des moeurs. Les corps sont sculpturaux, puissants, masculinisés à souhait, presque faits de marbre et d’acier. Les fleurs se font à la fois délicates et sulfureuses, rappelant le travail pictural de O’Keefe dans les années 20. « Je cherche la perfection dans la forme. Dans les portraits. Avec les sexes. Avec les fleurs«  disait-il

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Une partie de l’exposition est consacrée à sa muse Patti Smith tandis qu’une pièce interdite aux moins de 18 ans, sorte d’enfer contemporain, dévoile les oeuvres les plus « sexuellement explicites ». Une série de portraits rassemblent enfin les plus grands avec entre autres Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Grace Jones, Cindy Sherman, Deborah Harry, Louise Bourgeois. Saurez-vous les reconnaître ? A l’image de Newton en 2012, cette rétrospective demeure toutefois trop courte et restreinte dans cet espace dénué de toute mise en scène. A regret.

Mapplethorpe

« Henri Cartier-Bresson », Centre Pompidou, jusqu’au 13 juillet 2014

HCB

« Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur. »

Riche de plus de cinq cents œuvres multi-supports (photographies, films, dessins, peintures…), cette exposition événement retrace les travaux du photographe, de ses débuts surréalistes à son épopée chez Magnum, tout en montrant des aspects autres de sa personnalité comme son engagement politique et son expérience du septième art. Dix ans après sa disparation, cette rétrospective a en effet pour vocation de renouveler l’héritage multiple de Henri Cartier-Bresson, génie en matière de captation de l’instant et profond témoin des grands tournants du XXème siècle.

La scénographie manque toutefois d’audace (comme souvent dans les expositions photos) et la densité quasi-encyclopédique de oeuvres présentées étouffe dans l’espace confiné de la galerie 2… Dommage !

Henri Cartier-Bresson

« Papier glacé : un siècle de photographies de mode chez Condé Nast », Palais Galliera, jusqu’au 25 mai 2014

 » I always felt we were selling dreams, not clothes. » Irving Penn

« J’étais intéressé par le sentiment du hasard, je voulais introduire la réalité de la vie dans ce monde artificiel. » Alexandre Liberman.

"Walter Chiari et Monique Chevalier sharing a bottle of Chateau Lafite-Rothschild" Bert Stern (1962)
« Walter Chiari et Monique Chevalier sharing a bottle of Chateau Lafite-Rothschild » Bert Stern (1962)

Plongez dans les archives des plus grands noms de la photographie de mode de 1918 à nos jours : Cecil Beaton, Irving Penn, Bruce Weber, Helmut Newton, Peter Lindberg, Paolo Roversi…! La liste est longue – environ quatre-vingts photographes – mais nous enchante. Une merveilleuse opportunité pour réviser ses classiques et (re)découvrir près de cent-cinquante tirages, sorte de compilation du meilleur de Vogue, Vanity Fair, Glamour et W.

Cette exposition thématique fait entrer en résonance le travail des photographes qui ont contribué à forger l’identité visuelle de ce magma de la presse avec en prime quelques créations de couturiers, magazines consultables sur écran et documentaires. Une jolie surprise, à ne surtout pas manquer que vous soyez un aficionado de photographie ou de mode.

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« Debbie Dickinson & Christie Brinkley » Albert Watson (1977)
 « L’Etat du ciel », Palais de Tokyo, jusqu’au 07 septembre 2014

edc-part1Autour d’une thématique au ton grave et éminemment politique, le Palais de Tokyo nous invite cette saison à réfléchir « aux circonstances physiques, morales et politiques de notre monde » et ce, à travers les propositions d’une dizaine d’artistes, dévoilées en trois volets.

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Le parcours débute avec Histoire de fantômes conçue par Georges Didi-Huberman en hommage à l’Atlas Mnémosyne de l’historien d’art Aby Warburg. Basée sur le thème de la lamentation, cette installation spectaculaire mêle vidéos projetées au sol, alternance de sons à la vocalité troublante et photographies de Arno Gisinger. Multi-sensorielle, elle nous incite à méditer sur notre faible condition au regard de l’Histoire et du nécessaire devoir de mémoire. 
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Une oeuvre qui fait écho au travail remarquable de Angelika Markul, Terre de départ. Avec le film « Bambi à Tchernobyl« , l’artiste nous confronte à une réalité que nous préférerions oublier, celle d’un passé honteux, d’une ville fantôme où la nature a progressivement repris ses droits face à une catastrophe écologique majeure. Par une réflexion globale et philosophique, l’artiste s’interroge ainsi sur la force des éléments et les erreurs de l’homme en inversant le flux des chûtes d’Iguaçu dans une vidéo qu’elle confronte à une installation transposant les conséquences dramatiques des accidents pétroliers et des marées noires. Bouleversant.
Petit bémol pour David Douard, dont la proposition « Mo »swallow » ne m’a pas émue et m’a même légèrement excédée. Protéiforme, cette première monographie entend questionner la toxicité de notre monde contemporain, les « maladies du réel » qui se propagent à la vitesse d’une rumeur. Un propos confus qui se disperse dans des réalisations plastiques  hermétiques et au discours incantatoire pour un visiteur non-averti.
« Alex Katz, 45 Years of Portraits. 1969-2014 », Galerie Thaddaeus-Ropac, jusqu’au 12 juillet 2014

Si vous ne connaissez ni Alex Katz, ni la grande sœur de la rue Debeylleme à Pantin, une double occasion de coup de cœur esthétique s’offre à vous !

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Tout d’abord parce que Alex Katz est un artiste de renom trop peu connu en France, à la peinture graphique qui mêle figuration du sujet sur fond de monochrome en contraste. Et aussi parce qu’avec ses 47 000 m², l’ancienne chaudronnerie reconvertie en temple de l’art est un véritable écrin baigné de lumière, prouvant que Pantin c’est aussi le « Grand Paris » – Chanel et Hermès y ont établi leurs ateliers respectifs, rappelons-le ! Monographie acidulée aux allures de rétrospective, l’exposition regroupera une centaine d’œuvres de 1960 à nos jours. Personnellement, j’ai découvert l’artiste américain à travers sa série sur la danse « Face the Music », et en dehors de ma sensibilité pour cette pratique, j’étais heureuse de voir enfin sur la scène contemporaine de la peinture, de la couleur et de la figuration…  Tout simplement !

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A venir :

Dries Van Noten, Inspiration, au Musée des Arts Décoratifsjusqu’au 31 août 2014

L’Etat du ciel, Partie 2, dès le 25 avril 2014

Lucio Fontana au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, dès le 25 avril 2014

Monumenta 2014, Ilya et Emilia Kabokov, dès le 10 mai 2014

Agenda culturel Hiver 2014

Pour bien commencer l’année et achever l’hiver en beauté, voici quelques expositions pour s’inspirer et se ravir l’esprit.

« The Happy Show », La Gaïté Lyrique, jusqu’au 9 mars 2014

Happy Show

Stefan Sagmeister, graphiste de formation, nous invite à explorer le bonheur à travers une exposition ludique et multisensorielle. Films d’animation, maximes recopiées sur les murs de type « s’inquiéter ne résout rien », installations en tout genre : vélo à énergie lumineuse, distributeur de chewing gums à choisir en fonction de son degré de happiness, défis à accomplir et autres expériences interactives sont au rendez-vous. Petit bémol néanmoins, la partie mettant en lumière les théories socio-économiques du bonheur (pyramide de Maslow, lien avec l’amour, l’argent, la drogue etc.) est à mon sens un peu simpliste voir parfois franchement caricaturale. Si « cette exposition ne vous rendra pas plus heureux » – mise en garde de l’artiste – pensez cependant à réserver vos places le week-end. Des nocturnes sont prévues pour les quatre derniers jours de l’exposition.

« Alex Katz, 45 ans de portraits, 1969-2014 », Galerie Thaddaeus Ropac, du 02 mars au 12 juilet 2014

Katz travaillant sur l'une de ses toiles

Si vous ne connaissez ni Alex Katz, ni la grande sœur de la rue Debeylleme à Pantin, une double occasion de coup de cœur esthétique s’offre à vous ! Tout d’abord parce que Alex Katz est un artiste de renom trop peu connu en France, à la peinture graphique qui mêle figuration du sujet sur fond de monochrome en contraste. Et aussi parce qu’avec ses 47 000 m², l’ancienne chaudronnerie reconvertie en temple de l’art est un véritable écrin baigné de lumière, prouvant que Pantin c’est aussi le « Grand Paris » – Chanel et Hermès y ont établi leurs ateliers respectifs, rappelons-le ! Monographie acidulée aux allures de rétrospective, l’exposition regroupera une centaine d’œuvres de 1960 à nos jours. Personnellement, j’ai découvert l’artiste américain à travers sa série sur la danse « Face the Music », et en dehors de ma sensibilité pour cette pratique, j’étais heureuse de voir enfin sur la scène contemporaine de la peinture, de la couleur et de la figuration…  Tout simplement ! Vernissage le 02 mars de midi à 17h.

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« Papier glacé : un siècle de photographies de mode chez Condé Nast », Palais Gallieradu 1er mars au 25 mai 2014

Papier Glacé, Galliera

Plongez dans les archives des plus grands noms de la photographie de mode de 1918 à nos jours : Cecil Beaton, Irving Penn, Bruce Weber, Helmut Newton, Peter Lindberg, Paolo Roversi…! La liste est longue, environ quatre-vingts photographes, mais nous enchante. Une merveilleuse opportunité pour réviser ses classiques et (re)découvrir près de cent-cinquante tirages, sorte de compilation du meilleur de Vogue, Vanity Fair, Glamour et W entre autres. Cette exposition thématique fait entrer en résonance le travail des photographes qui ont contribué à forger l’identité visuelle de ce magma de la presse avec en prime quelques créations de couturiers, magazines consultables sur écran et documentaires.

Alber Watson Vogue US 1977

 

« Henri Cartier-Bresson »Centre Pompidoujusqu’au 9 juin 2014 

HCB

« Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur. »

Riche de plus de cinq cents œuvres multi-supports (photographies, films, dessins, peintures…), cette exposition événement retrace les travaux du photographe, de ses débuts surréalistes à son épopée chez Magnum, tout en montrant des œuvres plus inédites et méconnues. Dix ans après sa disparation, cette rétrospective a en effet pour vocation de renouveler l’héritage multiple de Henri Cartier-Bresson, génie en matière de captation de l’instant et profond témoin des grands tournants du XXème siècle.

Henri Cartier-Bresson

 

Pierre Huyghe et Philippe Parreno : étranges étrangetés

Le Centre Pompidou et le Palais de Tokyo leur ont récemment consacré deux expositions. L’occasion de confronter leurs travaux respectifs, dont les fondements se font irrésistiblement écho.

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Quoi de commun en effet entre ces deux artistes ?

Tout d’abord, ils sont issus de la même génération et ont collaboré ensemble à travers Ann Lee, personnage de manga qu’ils ont racheté à une banque d’images pour lui redonner vie en 3D avec No Ghost just a shell.

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De plus, par leur approche radicalement nouvelle d’appréhender l’oeuvre d’art et sa mise en scène, ils ont revitalisé l’art contemporain, offrant un second souffle à cet univers parfois hermétique et saturé de concepts.
En endossant la posture de scénographe, ils appréhendent ainsi l’exposition comme un acte créatif, son montage faisant partie intégrante de l’oeuvre.

A ce titre, au Palais de Tokyo, avec « Anywhere, Anywhere, Out of the World »Philippe Parreno a entièrement revu l’espace  -22 000 mètres carrés- à son image.  Il a investi les lieux, les a fait siens en créant un parcours intégralement rythmé par la transcription à quatre mains pour piano de Petrouchka de Stravinski. Dès la porte d’entrée -elle-même couronnée d’un auvent lumineux- le ton est donné : la billetterie incandescente, aveugle le visiteur, les fenêtres recouvertes d’un film opaque, le confronte à une appréhension biaisée de l’extérieur, l’éclairage clignotant par intermittence, mette ses sens en alerte. Véritable expérience multisensorielle , Philippe Parreno mêle avec précision, les sons, les images, les objets, à travers des installations qui nous invitent à repenser sans cesse notre perception de l’espace. On ressort de l’exposition comme d’un voyage imaginaire.

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Même constat chez Huyghe où la Galerie Sud du Centre Pompidou a été repensée par l’artiste qui l’a à la fois agrandi, en empiétant sur l’extérieur et en se jouant des contraintes de sécurité, mais aussi adapté, en gardant la trace des expositions précédentes (présence de cartels, couches de peintures successives révélées etc.). L’espace est ainsi au service des œuvres qui entrent en résonance, se répondent et se complètent.

En mouvement perpétuel, le statut de l’oeuvre est de plus interrogé et appréhendé à la manière d’un organisme vivant. A ce titre, dans le cadre de la Documenta 13 à Kassel, Pierre Huyghe a investi le compost du parc baroque de Karlsaue, où il a placé des éléments disparates comportant entre autres, une sculpture des années 30 à la tête dissimulée par un essaim d’abeilles et Human une chienne blanche à l’intrigante patte teintée de rose. Par cette démarche où la nature joue un rôle central, Pierre Huyghe se plaît à recréer des environnements, des écosystèmes dans lesquels il en observe les évolutions sans totalement les maîtriser.

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De la même façon, pour « The Host and the Clound », Pierre Huyghe a fixé le cadre -15 acteurs soumis à des situations en direct dans l’ancien Musée des arts et traditions populaires- et a laissé place à l’improvisation. Filmée sur trois jours précis, la Toussaint, la Saint Valentin et la Fête du travail, cette intense et sublime expérience, condense en deux heures tous les fantasmes et obsessions de l’artiste. Sorte de rêve éveillée, d’immersion dans l’inconscient, ce film se situe à la limite du réel mêlant en son sein, rapport de séduction, de pouvoir et de soumission. Enchevêtrement de saynètes aux ramifications à la fois indépendantes et liées, « The Host and the Clound » est à mon sens, un véritable chef d’oeuvre. Si vous avez l’opportunité de le voir, sautez sur l’occasion. Personnellement, je suis retournée voir l’exposition à plusieurs reprises pour venir à bout de ces 120 minutes difficilement synthétisables en quelques mots.

133302_pierre_huyghe (1)En définitive, la force de Pierre Huyghe et de Phillippe Parenno réside dans cette capacité à hanter, à poursuivre le visiteur alors même qu’il a quitté l’exposition, le poussant sans cesse à découvrir de nouvelles grilles de lectures, à enclencher de nouvelles sources de réflexion.

Agenda culturel Eté 2012 (Première Partie)

  • Gerhard Richter, « Panorama » au Centre Pompidou, jusqu’au 24 septembre 2012 

Cette rétrospective est l’événement culturel de la saison !

Après la Tate Modern de Londres et la Nationalgalerie de Berlin, c’est le Centre Pompidou qui accueille Gerhard Richter, figure majeure de la peinture contemporaine. Une exposition à la fois chronologique et thématique qui dévoile le travail éclectique de l’artiste, entre abstraction et figuration à la limite de l’hyperréalisme.

« Beaucoup de gens estiment que d’autres techniques sont plus séduisantes : mettez un écran dans un musée, et plus personne ne regarde les tableaux. Mais ma profession, c’est la peinture. C’est ce qui m’a depuis toujours le plus intéressé. J’ai maintenant atteint un certain âge et je viens d’une tradition différente. De toute façon, je ne sais rien faire d’autre. Je reste cependant persuadé que la peinture fait partie des aptitudes humaines les plus fondamentales, comme la danse ou le chant, qui ont un sens, qui demeurent en nous, comme quelque chose d’humain. » 

  • Wim Delvoye, « Au Louvre« , jusqu’au 17 septembre 2012

Comme Tony Cragg, Wim Delvoye est invité à déssiminer ses productions dans différents lieux du musée. Il a à ce titre conçue une immense sculpture, une flèche gothique en acier torsadé, délicatement intitulée « Suppo ». Les oeuvres exposées retranscrivent non sans ironie, l’obsession de l’artiste belge  pour le détournement des styles du passé.

  • Christopher Wool, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, jusqu’au 19 août 2012

C’est l’un des artistes peintres américains contemporains les plus connus. Il est aujourd’hui mis avant au regard du public français au MAMVP dans une exposition qui montre les oeuvres récentes de l’artiste (entre 2001 et aujourd’hui).

  • Cristóbal Balenciaga « Collectionneur de modes » et Comme des Garçons « White Drama », Cité de la Mode et du Design, jusqu’au 17 septembre 2012

Ce deux expositions inaugurent la Cité de la Mode et du Design, belle endormie dont on espère un réveil en couleurs. Cristobal Balenciaga et Rei Kawakubo, créateurs majeurs qui ont marqué leur temps, font partie du programme « hors les murs » du Musée Galliera.

  • Toujours à l’affiche cet été : La Triennale au Palais de Tokyo, Louis Vuitton aux Arts Déco et Helmut Newton au Grand Palais.

Pour plus d’infos, voir mes précédents billets : Culture-Mode / Art Contemporain

Bientôt, mes impressions sur Art Basel 43, Jeff Koons à la Fondation Beyeler et Robert Combas au MAC Lyon.

La Danse de l’Art

Au delà de sa représentation classique, celle du ballet, la danse n’a cessée au fil du XXème siècle d’être un support pour la création artistique. De plus, elle est aujourd’hui dans l’air du temps. Il suffit de voir l’engouement provoqué par le film Black Swan ou la bande-dessiné Polina de Bastin Vivés, pour s’en rendre compte. Je saisis donc l’instant propice pour aborder cette thématique passionnante qu’est le corps en mouvement dans son rapport à l’art. Ici, il faut prendre le mot « art » au sens large du terme puisqu’il inclut l’art moderne et contemporain mais aussi les arts visuels.

Tout d’abord, je ne saurais que trop vous recommander de grimper les 6 étages du Centre Pompidou pour vous aventurer Galerie 1 afin de découvrir l’exposition « Danser sa vie » qui retracent les liens intimes qu’entretiennent danse et artLe nom de l’exposition parait un peu plat de prime abord mais la critique s’arrête là. En fait, « Danser sa vie » fait référence aux mots de Isadora Duncan, pionnère de la danse libre, pour résumer la quête de toute son existence.

Trois parcours scandent la visite : « La danse comme expression de soi », « Danse et abstraction », «Danse et performance » balayant ainsi un champ assez large de l’histoire de l’art moderne et contemporain. D’entrée de jeu, la Danse de Paris nous accueille entre ses bras et l’on embrasse d’un regard cette oeuvre majeure de Matisse. « En rentrant chez moi, j’ai composé ma danse sur une surface de quatre mètres, en chantant le même air que j’avais entendu au Moulin de la Galette, si bien que toute la composition, tous les danseurs sont d’accord et dansent sur le même rythme. »

Oeuvres d’art représentant le corps en mouvement et performance dansée se côtoient tout au long de l’exposition rappelant ainsi le rôle inspirationnel de la danse au sein de l’art. On redécouvre sous cet angle nouveau les avant-gardes avec l’expressionnisme allemand de Emil Nolde et Ernst Ludwig Kirschner, les rythmes simultanés de Sonia Delaunay, la danse du Bauhaus de Oskar Schlemmer, le constructivisme russe ou encore le cubisme avec Picabia et Picasso.

Concernant la danse à proprement parlé, je vous conseille de vous arrêter admirer le Sacre du Printemps de Pina Bausch : la scénographie est exceptionnellement bien menée et révèle des corps qui s’épuisent dans une lutte acharnée sur fond de tourbe.

J’ai également vécu un moment assez magique devant « Paper Dance » dans Parades and Changes de Anna Halprin. Le son n’est pas toujours très optimal compte tenu de l’exploitation de l’espace mais si vous vous placez bien en dessous de l’enceinte, vous pourrez entendre les bruits du papier qui rythment cette danse brute et sensuelle. C’est captivant. Et puis, si vous avez de la chance, vous pourrez voir la performance de Felix Gonzalez-Torres avec son fameux Go-Go dancer.

Ce que j’aime dans la danse c’est son aspect terriblement créatif, éminanent esthétique.  C’est peut-être l’expression la plus évidente de l’art car le corps est à la source même de l’oeuvre. Et c’est d’ailleurs dans ce postulat que les anthropométries de Yves Klein prennent tout leur sens. Le corps, tel un pinceau vivant, entre en interaction directe avec la toile. Les performances de Jackson Pollock ou Shiraga avec le mouvement Gutai s’inscrivent dans une logique similaire à la nuance près que ce sont les oscillations du corps qui dictent le tempo au pinceau. Avec le dripping, Pollock a  ainsi instauré une nouvelle forme d’expression artistique consistant à projeter de la peinture sur une toile posée à même le sol : la danse endiablée à laquelle s’adonne l’artiste se traduit par une extase psychotique et créative. Shiraga pour sa part se livre à une danse plus acrobatique consistant à s’élancer dans le vide tenu par une corde avec ses pieds en guise de pinceau.

La danse traduit ici les états du corps du peintre qui utilise la toile comme un simple support. Car au delà de la résultante artistique, ce qui importe c’est le cheminement employé pour y parvenir. L’art se déploie à la manière d’un spectacle vivant et permet une appréhension nouvelle du corps dans sa globalité. Je ne peux malheureusement pas tout développer dans le cadre de ce court article mais si la thématique vous stimule, je vous engage à regarder également le travail de Trisha Brown qui  « déplace son corps comme elle déplacerait le crayon ».

Dans la même lignée, Merce Cunningham a également renouvelé les fonctions d’expressions de la danse en mettant au même plan scénographie, musique et danse. De plus, il ne cessera tout au long de sa carrière de convoquer des artistes tels que Rauschenbergb, Jasper Johns, Frank Stella ou encore Andy Warhol pour concevoir les décors et les costumes. Pour la bande son, il fera longuement appel  à John Cage mais aussi plus récemment à Radiohead et Sigur Ros, bien que la collaboration fut plus limitée.« Il faut adorer danser pour persévérer. La danse ne donne rien en retour, ni manuscrits à garder, ni peintures à mettre au mur ou même à exposer dans des musées, ni poèmes à publier ou à vendre, rien sauf cet instant fugace, unique, où vous vous sentez vivre » dira-t-il. A méditer…

Agenda culturel Hiver 2012

A vos agendas ! 

2012 commence à peine et s’annonce riche en événements culturels.

Centre Pompidou

Danser sa vie, jusqu’au 2 avril 2012

Musée Rodin

La saisie du modèle, Rodin 300 dessins 1890-1917jusqu’au 1er avril 2012

Musée Marmottan-Monet

Henri Edmond Cross et le néo-impressionisme, jusqu’au 19 février 2012

Musée des Arts Décoratifs

Jean-Paul Goude – Goudemalion, une rétrospective, jusqu’au 18 mars 2012

Marteen Baas, les curiosités d’un designer, jusqu’au 12 février 2012

Gagosian Gallery

Damien Hirst – The Complot Spot Paintings 1986-2011, du 12 janvier au 18 février 2012

A venir :

Musée des Arts Décoratifs

Louis Vuitton – Marc Jacobs, du 09 mars au 16 septembre 2012

Musée d’Orsay

Degas et le Nu, du 13 mars au 1er juillet 2012

Grand Palais, Galerie Sud-Est

Helmut Newton, du 24 mars au 17 juin 2012

JR « Encrages » – Galerie Perrotin

Jusqu’au 7 janvier 2012

Les affichages sauvages de JR sont des oeuvres éphémères dont la lente dégradation est elle-même hautement créative. Ses photos monumentales sont collées à l’échelle d’un mur, d’une maison, d’un escalier, d’un toit et envahissent des parcelles de villes sous tension : les favelas de Rio, les bidonvilles de Nairobi, les vieux quartiers de Shanghai, la banlieue de Paris.

Celui qui « possède la plus grande galerie du monde à ciel ouvert » bouleverse et fascine le monde de la photo et de l’art contemporain avec ses projets humains et esthétiques. « Je crois que le rôle d’un artiste n’est pas de trouver des solutions mais de soulever des questions ».

C’est aujourd’hui au tour de la Galerie Perrotin d’exposer son oeuvre et de diffuser après Arles, le Centre Pompidou, Jérusalem-Bethlehem et Abu Dhabi, le projet Inside Out, expérience collective autour de la représentation de soi et de sa propagation dans l’espace public. Un photomaton est installé dans la galerie et délivre des portraits sous forme de poster : une initiative audacieuse et interactive. En définitive, JR nous invite par cette mise en scène « légèrement » narcissique, à dévoiler notre vision du monde et ses problématiques contemporaines.

Déjà avec Face2Face, JR avait cristallisé autour du conflit israélo-palestinien en érigeant de part et d’autre du mur de séparation à Bethlehem, des portraits immenses très expressifs. Les plus symboliques étant ceux de l’imam, du rabbin et du curé hilares. Une manière forte et édulcorée d’adoucir les tensions : nous sommes voisins, nous faisons le même métier, nous ne sommes finalement pas si différents.

Avec Women Are Heroes, JR concrétise son projet photographique. Pendant deux ans, il voyage aux quatre coins du monde (Brésil, Kenya, Inde, Sierra Leone, Cambodge…) et nous montre comment il construit ses oeuvres, en nous rappelant la place sacrée et fragile des femmes du tiers-monde. Tout le monde peut s’approprier l’oeuvre et participer au projet en l’améliorant, comme ces gamins qui ont proposé de tirer leurs portraits avec des bâches imperméables en vinyle pour recouvrir les toits de Kibera. Qu’elles soient conservées, découpées, dégradées par la pluie ou autre, les oeuvres de JR vivent et continuent même de s’exprimer dans la destruction.

Le street-art a inévitablement le vent en poupe mais cela ne remet aucunement en cause la spontanéité et  l’honnêteté intellectuelle de ce « photograffeur », « artiviste » de talent que Fabrice Bousteau, directeur en chef de Beaux-Arts Magazine -que je rêve de rencontrer- qualifie de « Cartier-Bresson du XXIème siècle ».

« Quand je fais des photos, on m’appelle photographe, quand je monte des affiches, on me dit plasticien et quand je fais des films, je deviens réalisateur. Je pense que cela s’englobe très bien dans le rôle d’un artiste, d’utiliser au pluriel les médias, d’utiliser toutes les formes possibles. Je pense que ma génération est née dans une période d’accès à l’image et de son partage. On ne peut pas se priver de cela car c’est une grande force ».

JR sur les quais de l’IFM

Agenda culturel Automne 2011

Je réfléchis sérieusement à des moyens de rendre ce blog plus interactif – peut-être moins hermétique parfois, tout en continuant à vous parler de ce que je connais le mieux, à savoir ma passion pour l’univers culturel et créatif.

Il m’a donc semblé intéressant de dresser dorénavant à chaque saison -à la manière des défilés et des collections de prêt-à-porter – un bref agenda culturel de ce qui me parait pertinent d’aller voir dans notre chère capitale.

Bonne visite !

Centre Pompidou

  • Edvard Munch : l’Oeil moderne (jusqu’au 23 janvier 2012)
  • Cyprien Gaillard : prix Marcel Duchamp 2010 (jusqu’au 9 janvier 2012
  • Yayoi Kusama (jusqu’au 9 janvier 2012)

Grand Palais

  • FIAC 2011 (du 20 au 23 octobre 2011)
  • Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein (jusqu’au 16 janvier 2012)

 

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Musée des Arts Décoratifs

Musée Cernuschi 

  • Artistes Chinois à Paris (jusqu’au 31 décembre 2011)

Musée d’Orsay

Musée de l’Orangerie

  • L’Espagne entre deux siècles : De Zuloaga à Picasso (jusqu’au 9 janvier 2012)

Musée de la Poste

  • Paint BAL – Des boites aux lettres pour Keith Haring (jusqu’au 1er mars 2012)

Maison de l’Amérique Latine

  • Expo-photo : chroniques brésiliennes – José Medeiros (jusqu’au 03 décembre 2011)

Galerie Emmanuel Perrotin

  • Xavier Veilhan – Orchestra (jusqu’au 12 novembre 2011)

Galerie Thaddaeus Ropac

  • Alex Katz – Danseurs (du 20 octobre au 19 novembre 2011)

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