Agenda culturel Automne 2011

Je réfléchis sérieusement à des moyens de rendre ce blog plus interactif – peut-être moins hermétique parfois, tout en continuant à vous parler de ce que je connais le mieux, à savoir ma passion pour l’univers culturel et créatif.

Il m’a donc semblé intéressant de dresser dorénavant à chaque saison -à la manière des défilés et des collections de prêt-à-porter – un bref agenda culturel de ce qui me parait pertinent d’aller voir dans notre chère capitale.

Bonne visite !

Centre Pompidou

  • Edvard Munch : l’Oeil moderne (jusqu’au 23 janvier 2012)
  • Cyprien Gaillard : prix Marcel Duchamp 2010 (jusqu’au 9 janvier 2012
  • Yayoi Kusama (jusqu’au 9 janvier 2012)

Grand Palais

  • FIAC 2011 (du 20 au 23 octobre 2011)
  • Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein (jusqu’au 16 janvier 2012)

 

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Musée des Arts Décoratifs

Musée Cernuschi 

  • Artistes Chinois à Paris (jusqu’au 31 décembre 2011)

Musée d’Orsay

Musée de l’Orangerie

  • L’Espagne entre deux siècles : De Zuloaga à Picasso (jusqu’au 9 janvier 2012)

Musée de la Poste

  • Paint BAL – Des boites aux lettres pour Keith Haring (jusqu’au 1er mars 2012)

Maison de l’Amérique Latine

  • Expo-photo : chroniques brésiliennes – José Medeiros (jusqu’au 03 décembre 2011)

Galerie Emmanuel Perrotin

  • Xavier Veilhan – Orchestra (jusqu’au 12 novembre 2011)

Galerie Thaddaeus Ropac

  • Alex Katz – Danseurs (du 20 octobre au 19 novembre 2011)

Basquiat au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris : derniers jours !

FB_BasquiatDépêchez-vous : le MAM vous accueille jusqu’au 30 janvier 2011 de 10h à 18h en semaine et le jeudi jusqu’à 22h en nocturne.

L’exposition est organisée chronologiquement en douze salles qui retracent huit années de production artistique. Une courte biographie reproduite à l’entrée de l’exposition vous permettra de situer l’artiste, ses origines, ses influences, son environnement.  En revanche, ne vous attendez pas à avoir des explications détaillées sur une sélection d’œuvres phares, il n’y en a malheureusement pas. Seul un mince dépliant est distribué et il est très synthétique[1]. Malgré tout, l’exposition est riche et permettra d’apprécier à sa juste valeur  la singularité de l’œuvre de Basquiat.

Des graffiti poétiques sur les murs de Downtown Manhattan avec SAMO[2] à sa collaboration avec Warhol, le visiteur découvrira peu à peu l’art de cet autodidacte de Brooklyn. Un art qui a la particularité de redonner un second souffle au modernisme par une figuration délibérément libre qui se pose à contre courant de l’art conceptuel et de l’art minimal de l’époque. Basquiat reprend tout ce qui l’entoure ou le définit (culture hip-hop, publicité, mythologie vaudou, dessins anatomiques, bande dessinée etc…) et en a fait le sien. Il célèbre également d’une couronne dorée les grands boxeurs afro-américains et les chanteurs de jazz pour lesquels il vouait une grande admiration.

Par son usage des couleurs, des mots et des codes de la société américaine, Basquiat mêle ainsi primitivisme à un expressionisme violent ce qui confère à ses toiles une force explosive sans précédent. « Si vous  »lisez » à voix haute les toiles… la répétition, le rythme… vous pouvez entendre Jean-Michel penser » déclara à ce titre Fab 5 Freddy, ami graffeur de l’artiste. Et c’est bien de ça qu’il s’agit : les tableaux de Basquiat sont magiques car ils dialoguent avec vous et c’est hanté par ses questionnements sur l’existence et la mort, que vous sortirez de l’exposition.

Ses dernières toiles empreintes d’un élan moribond, semblent en effet annoncer tel un rêve prémonitoire le destin tragique de l’enfant radieux. Mention spéciale pour « Pegasus », sorte de rébus et d’amoncellement de mots qui s’enchainent, s’excluent et s’effacent, que vous pourrez longuement analyser avant de quitter les lieux. Un grand regret que « Riding with Death », une danse macabre entre l’artiste et la mort hautement symbolique, soit absent de la rétrospective. Vous pourrez malgré tout, voir à quoi ressemble cette toile à la fin de n’importe quel livre d’art portant sur Basquiat ou bien entendu sur Google mais c’est plus noble dans un livre, n’est-ce pas ?

Elevé au rang d’icône par sa courte et effervescente existence, « Jean-Michel a vécu comme une flamme. Il a brûlé de manière très vive. Puis le feu s’est éteint. Mais les braises sont encore rouges » comme l’a si bien dit Fab 5 Freddy à sa mort. On ne peut s’empêcher de croire qu’il est parti trop tôt,  à un moment clé où son art et sa créativité commençaient enfin à se préciser et à s’affirmer…


  • [1] Vous avez également la possibilité d’acheter aux caisses un guide de l’expo pour 4 euros
  • [2] « Same Old Shit »

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